« La France et l’Allemagne sont les deux pays qui ont le mieux absorbé le choc de la crise », a indiqué Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de l’information sociale, vendredi 18 décembre.
En 1993, le choc de croissance avait été de -1,3 point de produit intérieur brut et s’était traduit par 550 000 chômeurs supplémentaires. « En 2009, le choc de croissance a été de -20,5 % mais le gouvernement a réussi à amortir le choc du chômage, puisque le nombre de demandeurs d’emploi au augmenté de 620 000 », a-t-il poursuivi.
En comparaison avec 1993, « il y a donc eu moins de destructions d’emplois. Or nous traversons la plus grave crise de l’emploi qu’ait connu notre pays. Ce qui fait la différence par rapport à d’autres pays, c’est le plan de relance. Sur les mesures emploi, il a apporté des réponses à 1,5 million de personnes. Dedans il y a des mesures concernant les contrats aidés et les activités partielles. Ce qui est sûr c’est qu’on a détruit moins d’emplois avec l’Allemagne que d’autres pays. Former plutôt que licencier, c’est l’idée du plan chômage partiel, qui fonctionne bien », a précisé le ministre.
Ce dernier a estimé que « ce qui compte c’est de se battre pour ce qui marche. L’activité partielle intervient avant le licenciement. On essaie de miser sur des outils de politique de l’emploi qui soient actifs ».
Les objectifs ont-ils été atteints ? « On devait finir en contrats aidés à 460 000 à la fin de l’année. On sera à ce chiffre. Après reste la crise, sa profondeur. On a eu un premier semestre qui a été dur », a-t-il admis.
La France peut-elle avoir une croissance sans emploi ? Le ministre « n’y croit pas. Pour 2010, l’objectif de la politique de l’emploi est d’accompagner la croissance. Pour 2010, la prévision de croissance est de 1,5 % ».
Enfin, Laurent Wauquiez souhaite que « l’enquête sur les besoins en main d’œuvre de Pôle emploi devienne plus réactive et soit couplée à des achats formation ».